8 juillet 2026

Fin du financement DINUM de Resana : une occasion d’ouvrir le choix, pas de le subir

Resana DINUM 2027

En juin 2026, la DINUM a officialisé la fin de son financement de Resana au 31 décembre 2026. La plateforme collaborative interministérielle, utilisée par une grande partie des administrations, des collectivités et des opérateurs de l’État, ne disparaît pas : elle change de modèle. À compter de 2027, chaque ministère, service ou opérateur redevient libre — et responsable — de choisir l’outil le mieux adapté à ses usages.

C’est une nouvelle technique en apparence. C’est surtout un signal sur la façon dont l’État envisage désormais ses choix collaboratifs.
 

Ce qui change concrètement au 1er janvier 2027

 
La décision s’inscrit dans le cadre de la circulaire SG n°6519 du 5 février 2026, relative à la commande publique numérique, qui pousse à l’ouverture du marché des solutions collaboratives plutôt qu’au maintien d’un outil unique financé de façon centralisée. Trois options, non exclusives, sont ouvertes aux administrations :

  • Rester sur Resana, via un abonnement direct auprès d’Interstis (l’éditeur qui opère la plateforme depuis son lancement), au tarif de 15 € HT par agent et par an.
  • Migrer vers LaSuite Fichiers, la brique interministérielle de partage et de stockage portée par la DINUM, aux côtés de Tchap, Visio et France Transfert, avec un outil de migration open source.
  • Choisir une solution d’éditeur privé, notamment via le marché UGAP, en cohérence avec la nouvelle doctrine d’achat public numérique.

Le calendrier est serré : positionnement attendu pour septembre 2026, dernière commande possible via l’UGAP sur l’exercice 2026 en novembre, et fin effective du financement DINUM au 31 décembre 2026.
 

Une décision qui dépasse Resana

 
Ce n’est pas la première fois que les communautés publiques vivent une transition de ce type : beaucoup avaient déjà basculé d’Osmose vers Resana quelques années plus tôt. Ce qui change cette fois, c’est le raisonnement derrière la décision. La DINUM ne remplace pas un outil par un autre : elle transfère l’arbitrage aux directions du numérique de chaque administration, en cohérence avec une doctrine d’achat public numérique plus ouverte et plus responsabilisante.

Concrètement, cela veut dire que chaque DSI publique doit désormais instruire elle-même sa propre grille de décision : usages réels, périmètre fonctionnel nécessaire, contraintes de sécurité, coût dans la durée, réversibilité des données. Un exercice que peu d’organisations avaient eu à faire depuis le lancement de Resana.
 

Le vrai enjeu : ne pas rejouer la même histoire dans trois ans

 
Face à cette échéance, la tentation est de traiter la question comme un problème de migration technique : où déplacer les fichiers, comment préserver les espaces existants. C’est nécessaire, mais ce n’est pas l’essentiel. La vraie question posée aux administrations est celle du prochain outil de dix ans, pas du prochain outil de deux ans.

Quelques critères méritent d’être mis sur la table avant tout arbitrage :

  • Le périmètre fonctionnel réel : une plateforme de partage de fichiers ne couvre pas les mêmes usages qu’un espace de travail complet (coédition, gestion de projet, intranet, gestion documentaire, visioconférence).
  • Le niveau de sécurité et de qualification : hébergement, conformité RGPD, qualification SecNumCloud le cas échéant, absence d’exposition à des législations extraterritoriales.
  • La gouvernance des données : savoir précisément où et par qui les données sont hébergées et administrées.
  • La réversibilité : pouvoir sortir de la solution aussi facilement qu’on y est entré, sans dépendance excessive à un éditeur unique.

Où se situe Whaller dans ce paysage

 
Whaller est une plateforme collaborative conçue, développée, hébergée et administrée en France, référencée sur le marché UGAP dans la catégorie « réseaux collaboratifs sécurisés », l’une des voies ouvertes par la DINUM pour les administrations qui souhaitent une solution sur étagère.

Whaller DONJON est à ce jour la seule plateforme collaborative qualifiée SecNumCloud 3.2 (SaaS), obtenue par composition avec l’infrastructure IaaS d’OVHcloud, elle-même qualifiée SecNumCloud. Le périmètre fonctionnel couvre la communication interne, la gestion de projet, l’intranet personnalisable, la gestion documentaire (GED), la coédition bureautique compatible Microsoft Office, la visioconférence, la signature électronique, la messagerie souveraine (Whaller Mail) et l’IA générative via des connecteurs souverains comme Mistral AI.

Chaque « sphère » Whaller est hermétiquement cloisonnée, ce qui permet de reproduire une logique d’espaces de travail proche de celle des groupes de travail Resana, sans en limiter le périmètre. Whaller RESILIENCE propose en complément une solution de communication de secours activable en cas d’indisponibilité du système d’information principal, un point de vigilance légitime pour toute administration qui a déjà vécu une transition d’outil imposée.
 

Vous administrez un espace Resana ?

 
Avant de vous positionner sur l’une des trois options ouvertes par la DINUM, c’est le bon moment pour cadrer vos besoins réels et comparer les scénarios sur la durée plutôt que sur l’urgence de la migration.

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Sources : DINUM / LaSuite — Le modèle de Resana évolue à compter de 2027, circulaire SG n°6519 du 5 février 2026.

 

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