30 mars 2026

Accessibilité numérique : où en est Whaller ? Audit RGAA, résultats et engagements

RGAA Whaller

L’accessibilité numérique consiste à rendre les services en ligne utilisables par toutes et tous, quelle que soit la situation de handicap : déficience visuelle, auditive, motrice ou cognitive. En France, ce principe est inscrit dans la loi depuis plus de vingt ans et les contrôles se renforcent. Chez Whaller, nous avons choisi la transparence : voici les résultats de notre audit d’accessibilité, la méthode employée et les engagements que nous prenons pour la suite.
 

Ce que dit la loi, et pourquoi cela concerne toutes les organisations

 
L’article 47 de la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances impose l’accessibilité des services de communication au public en ligne. Le référentiel technique qui en découle, le RGAA (Référentiel général d’amélioration de l’accessibilité), édité par la direction interministérielle du numérique, compte 106 critères de contrôle répartis en 13 thématiques : images, couleurs, formulaires, navigation, scripts et bien d’autres. La conformité exigée correspond au niveau AA des règles internationales WCAG.

Longtemps perçue comme une obligation réservée au secteur public, l’accessibilité concerne désormais un périmètre beaucoup plus large. Depuis le 28 juin 2025, la directive européenne sur l’accessibilité étend l’obligation à de nombreuses entreprises privées. L’Arcom, désignée autorité de contrôle, a prononcé sa première mise en demeure en juin 2026, et les sanctions peuvent atteindre 50 000 euros par service non conforme. Surtout, l’accessibilité figure désormais explicitement parmi les critères de nombreux appels d’offres publics : pour un acheteur, c’est devenu un élément de sélection à part entière, au même titre que la sécurité ou la localisation des données.
 

Les résultats de l’audit Whaller

 
En mars 2026, Whaller a conduit un audit de conformité de sa plateforme selon la version 4.1.2 du RGAA, la version officiellement en vigueur. Le résultat : 69 % des critères du référentiel sont respectés, ce qui classe la plateforme comme partiellement conforme. Nous publions ce chiffre tel quel, avec la méthodologie complète, dans notre déclaration d’accessibilité.

L’audit a porté sur un échantillon de quatorze pages représentatives des usages de la plateforme : page d’accueil, authentification, inscription, sphères de collaboration, agenda, gestion documentaire, tableau kanban, portail d’organisation ou encore mentions légales. Les vérifications de restitution ont été menées dans trois environnements couvrant les principales technologies d’assistance : VoiceOver avec Safari sur macOS, JAWS avec Firefox sur Windows et NVDA avec Firefox sur Windows. Cette diversité de lecteurs d’écran correspond à la base de référence officielle du RGAA et reflète les configurations réellement utilisées par les personnes en situation de handicap visuel.

Un taux de 69 % signifie aussi, en toute honnêteté, que le travail n’est pas terminé. Un service n’est totalement conforme qu’à 100 % des critères et c’est ce cap qui guide notre feuille de route. Les non-conformités identifiées lors de l’audit alimentent directement le carnet de développement de nos équipes, avec l’objectif d’améliorer ce taux à chaque nouvel audit.
 

L’accessibilité en pratique sur la plateforme

 
Au-delà de la conformité technique, l’accessibilité se joue dans les usages quotidiens. C’est le sens de la fonction de transformation en FALC (Facile à Lire et à Comprendre) intégrée à Whaller (IA)ssistant : chaque utilisateur peut reformuler un texte pour le rendre compréhensible par les personnes dyslexiques, malvoyantes ou en difficulté avec l’écrit. L’inclusion ne repose pas seulement sur le code des pages, elle passe aussi par la clarté des contenus que chacun produit.

Cette attention n’est pas nouvelle, dès 2022, l’agence Numerik-ea, spécialisée dans la création et l’accessibilité de sites internet et engagée pour l’employabilité des personnes en situation de handicap, avait choisi Whaller pour accompagner un client du secteur public dans sa transformation numérique. Son retour d’expérience est à retrouver sur notre blog.
 

Pourquoi la transparence compte

 
Dans le paysage des plateformes collaboratives, les déclarations d’accessibilité restent inégales : versions du référentiel imprécises, environnements de test réduits, chiffres sans méthodologie. Nous pensons au contraire que la valeur d’un taux de conformité tient à la rigueur de la démarche qui le produit. Publier son échantillon de pages, ses outils d’évaluation et ses environnements de test, c’est permettre à chaque organisation, publique ou privée, de vérifier par elle-même ce qu’elle achète.

Cette exigence de preuve est cohérente avec l’ensemble de notre démarche : héberger les données en France, documenter nos engagements et laisser les faits parler. L’accessibilité s’inscrit dans la même logique que la souveraineté numérique, celle d’un numérique de confiance qui n’exclut personne.
 

Et maintenant ?

 
Notre déclaration d’accessibilité est consultable à tout moment sur my.whaller.com/accessibility. Si vous rencontrez une difficulté d’accès à un contenu ou à une fonctionnalité de la plateforme, écrivez-nous à contact@whaller.com : nous nous engageons à vous orienter vers une alternative accessible. Et si l’accessibilité fait partie de vos critères de choix d’une plateforme collaborative, nos équipes se tiennent à votre disposition pour en parler, audit à l’appui.

 

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