26 février 2026

Le mot de passe est-il devenu le maillon faible de la collaboration numérique ?

Pendant des années, la sécurité informatique s’est résumée à une règle simple : choisir un mot de passe complexe et ne pas le partager. Cette logique a longtemps semblé suffisante, aujourd’hui, elle apparaît de plus en plus fragile.

Phishing, compromission de comptes, attaques automatisées, usurpation d’identité… Les incidents de sécurité récents ont un point commun : dans une large majorité des cas, l’attaque commence par l’exploitation d’un identifiant légitime, autrement dit, par une connexion.

Peut-on encore considérer le mot de passe comme un socle fiable ?

Dans un contexte où les environnements collaboratifs structurent désormais les échanges internes, les décisions et parfois des flux sensibles, la question n’est plus seulement technologique, elle devient stratégique : peut-on encore considérer le mot de passe comme un socle fiable ?
 

Le mot de passe, un modèle à bout de souffle

 
Le problème du mot de passe n’est pas seulement technique, il est humain. Face à la multiplication des outils, des plateformes et des environnements numériques, les utilisateurs jonglent avec des dizaines d’identifiants. Même avec des règles strictes, la tentation de simplifier est forte : réutilisation, variantes proches, stockage non sécurisé.

Les entreprises ont tenté de corriger cette fragilité avec l’authentification multifacteur (MFA). Si elle a indéniablement renforcé la sécurité, elle introduit souvent une friction supplémentaire : codes à saisir, applications à installer, interruptions répétées. À force de complexité, la sécurité devient perçue comme une contrainte plutôt qu’un levier.

Ne jamais faire confiance par défaut, toujours vérifier.

Dans les environnements collaboratifs modernes, où l’expérience utilisateur conditionne l’adoption, cet équilibre devient délicat.
 

Zero Trust : changer de paradigme

 
Face à ces limites, une nouvelle approche s’est imposée progressivement : le modèle Zero Trust. Le principe est simple dans son énoncé : ne jamais faire confiance par défaut, toujours vérifier. Chaque connexion est évaluée selon plusieurs critères : contexte, appareil, localisation, comportement habituel de l’utilisateur.

La sécurité ne repose plus uniquement sur un secret (le mot de passe), mais sur une combinaison de signaux. Cette approche est particulièrement pertinente dans les environnements distribués, où les collaborateurs se connectent depuis différents lieux, appareils et réseaux. La collaboration moderne suppose mobilité, interconnexion et ouverture contrôlée. Le modèle de sécurité doit suivre !
 

Passwordless : sécuriser sans complexifier

 
C’est dans cette logique qu’émergent des solutions dites « passwordless », c’est-à-dire sans mot de passe. Plutôt que de demander un code à mémoriser, l’authentification repose sur des mécanismes plus sûrs et plus simples pour l’utilisateur : liens sécurisés, biométrie, clés cryptographiques, validation contextuelle.

L’intérêt n’est pas uniquement technique, il est aussi organisationnel. En réduisant la friction, on améliore l’adoption et on diminue les contournements informels.

Dans cette catégorie, des solutions comme AuthSezam proposent une approche combinant authentification sans mot de passe et analyse comportementale. Le système ne se contente pas de vérifier une identité déclarée ; il observe également si la manière de se connecter correspond au profil habituel de l’utilisateur. En cas d’anomalie, des vérifications supplémentaires peuvent être déclenchées.

Cette logique permet d’articuler sécurité renforcée et expérience fluide.

Dans des environnements exigeants, cette approche peut être intégrée nativement à des plateformes collaboratives structurées. C’est notamment le cas de Whaller DONJON, qui peut être associé à la solution AuthSezam d’OpenSezam, afin de proposer une authentification sans mot de passe, fondée sur une logique Zero Trust et une analyse comportementale avancée.

🔎 Focus : OpenSezam, une approche moderne de l’authentification

OpenSezam regroupe un ensemble de solutions d’authentification et d’analyse des risques conçues pour sécuriser les accès sans complexifier l’expérience utilisateur.

L’objectif : remplacer progressivement le mot de passe par des mécanismes plus fiables et adaptatifs.

Solution À qui cela s’adresse Utilité principale
AuthSezam IAM Collaborateurs et partenaires Connexion sécurisée sans mot de passe avec logique Zero Trust
AuthSezam CIAM Clients et utilisateurs externes Accès fluide et sécurisé aux plateformes numériques
AuthSezam EAM Organisations utilisant Microsoft Entra ID Renforcement du second facteur d’authentification
SmartSezam Toutes organisations Analyse comportementale en temps réel et détection des risques

Cette approche permet d’articuler sécurité renforcée, analyse contextuelle et simplicité d’usage. Dans un environnement collaboratif structuré, elle contribue à aligner gouvernance des accès, protection des données et expérience utilisateur.

Sécuriser la collaboration, pas seulement l’accès

 
Dans les organisations publiques comme privées, les plateformes collaboratives concentrent aujourd’hui des échanges stratégiques : documents internes, discussions sensibles, coordination de projets, informations réglementaires.

Un environnement collaboratif peut être souverain, résilient et conforme aux exigences réglementaires les plus élevées. Si l’accès reste vulnérable, l’ensemble de la chaîne l’est également.

La sécurisation des accès ne doit donc pas être pensée comme une couche périphérique, mais comme une brique constitutive de l’infrastructure numérique.

Dans cette perspective, l’intégration de solutions d’authentification forte et passwordless, telle qu’AuthSezam, au sein d’un environnement comme Whaller DONJON, permet d’aligner protection des identités, conformité réglementaire et exigences de souveraineté. L’accès devient cohérent avec le niveau de sensibilité des données manipulées.
 

 

Expérience utilisateur et cybersécurité : un faux dilemme

 
Pendant longtemps, sécurité et simplicité ont été perçues comme antagonistes. Plus un système est sécurisé, plus il est complexe ; plus il est simple, plus il serait fragile.

Cette opposition ne tient plus… Les avancées récentes montrent qu’il est possible de réduire la dépendance aux mots de passe tout en renforçant les contrôles, notamment grâce à l’analyse comportementale et aux modèles adaptatifs.

Pour les organisations, l’enjeu est double : protéger les environnements critiques sans décourager les utilisateurs. Dans un monde où le travail est hybride, distribué et mobile, l’authentification n’est plus un détail technique, elle devient un élément structurant de la gouvernance numérique.
 

Vers une infrastructure de confiance

 
La transformation numérique a déplacé les infrastructures critiques vers le logiciel. Les plateformes collaboratives organisent désormais la production, la coordination et parfois la décision.

Dans ce contexte, la confiance ne peut plus reposer sur des mécanismes hérités d’une époque où les systèmes étaient fermés et centralisés.

Penser l’authentification comme une composante stratégique, intégrer des approches passwordless et comportementales, articuler sécurité et expérience utilisateur : ces choix traduisent une maturité nouvelle.

Lorsque ces mécanismes sont adossés à une plateforme collaborative qualifiée et conçue pour des environnements sensibles, comme Whaller DONJON, la chaîne de confiance devient complète : hébergement souverain, gouvernance maîtrisée et authentification renforcée.

Le mot de passe n’a peut-être pas complètement disparu, mais il n’est plus, à lui seul, le garant de la sécurité.

Et dans un environnement numérique où chaque connexion peut être un point d’entrée, la manière dont on s’authentifie en dit long sur la solidité de l’ensemble.
 

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